Discours de Christine BOUTIN
Présidente du Forum des Républicains Sociaux
Conseiller Politique de Nicolas Sarkozy
Mes chers amis,
Je vous le dis, nous avons trois atouts.
Regardez la force humaine qui s’est mobilisée ici, aujourd’hui, pour lancer, porter la campagne de notre candidat.
Cette puissance de mobilisation humaine est notre premier atout.
Tous ensemble nous allons gagner.
Quel chemin parcouru depuis 2002 ! Nous avons réussi, sous l’impulsion du Président de la République et d’Alain Juppé, à développer un parti politique de droite, l’U.M.P, rassemblant toutes ses sensibilités.
C’est ce que le quinquennat induisait,
C’est ce que les Français voulaient,
C’est ce que nous avons fait.
Le F.R.S. est l’un des deux partis fondateurs de l’U .M.P.
Dans sa spécificité, sa liberté de ton, il apporte avec ses 8 000 adhérents et ses 30 000 sympathisants, son soutien déterminé, volontaire, affectueux et actif, à Nicolas Sarkozy !
Pour que la France gagne, Nicolas Sarkozy doit triompher le 22 avril et le 6 mai prochains.
Souvenez-vous : en 2002, quelle était la préoccupation première des Français et qu'elle était l’enjeu de la campagne présidentielle ? C’était l’insécurité. Seule la mauvaise foi peut mettre en doute les résultats obtenus par le Ministre de l’Intérieur. Nul ne peut contester que Nicolas Sarkozy a obtenu de très beaux résultats en matière de sécurité et qu’en matière économique, il a su montrer dans plusieurs dossiers, sa volonté de protéger nos intérêts.
Les Français connaissent les qualités de Nicolas Sarkozy, ses compétences, sa capacité à réformer le pays, sa stature internationale, sa proximité, son courage. Une bonne majorité de nos compatriotes estime qu’il fera un bon Président de la République.
Toutes ses qualités sont notre deuxième atout pour la victoire.
Mais aujourd’hui, il faut un peu plus. La question majeure de cette campagne présidentielle sera toujours l’insécurité, oui bien sûr, mais une insécurité sociale. En effet, un Français sur deux, craint de tomber dans la précarité, les classes moyennes se sentent écrasées. Si le phénomène médiatique des « enfants de Don Quichotte » a eu un tel succès dans l’opinion et parmi les politiques, c’est parce que justement, nous nous sentons tous concernés.
La droite républicaine ne gagnera pas en 2007, j’en suis convaincue, sans une forte inflexion humaine, pour répondre au sentiment d’insécurité sociale largement ressenti.
Dans ma responsabilité de Conseiller Politique de Nicolas Sarkozy et comme Présidente du F.R.S., j’ai bien l’intention de proposer à notre candidat, cette orientation humaine, indispensable à la victoire.
En effet, le vingt et unième siècle sera un siècle de profond changement. Nous le savons tous et cela génère un certain nombre de nos peurs. Et pourtant, ce siècle sera être formidable, à la seule condition que l’Homme, la personne humaine, soient mis ou remis au cœur de l’organisation et du débat politique. Au F.R.S. nous affirmons que la fragilité doit être le critère de choix de nos décisions politiques, car faute d’avoir pris en compte cette fragilité, depuis des années, la relativité de la valeur humaine s’est installée et l’Homme est devenu petit à petit, la variable d’ajustements, d’intérêts économiques, scientifiques ou financiers. Les Français le savent ou le sentent. Il faut donc que dans notre projet, nous remettions l’Homme au cœur de nos projets et de notre société.
Au F.R.S. nous croyons à la valeur de la vie dès sa conception, nous croyons à la valeur de la famille, de l’altérité, à celle du travail, de l’initiative, de la responsabilité, de la flexibilité et de la réforme, du développement durable. Nous sommes opposés à l’assistanat et à la démagogie, mais nous croyons que puisque tout Homme porte en lui une part de fragilité, il doit pouvoir s’appuyer sur la solidarité et la compréhension nationale pour être aidé, lorsqu’il traverse des difficultés, plutôt que d’ être jugé. Pour nous, tout Homme doit, en toutes circonstances, toujours être considéré comme une personne humaine. C’est sans doute là, notre spécificité. Il faut absolument que notre candidat l’intègre dans son projet présidentiel.
Pour ce faire, nous avons quatre projets fondamentaux pour assurer la victoire :
- 1° Tout comme la France a institué un droit à la Santé et à l’Education, il faut créer un droit au logement opposable. Merci à toi Nicolas d’avoir été le premier à le revendiquer.
- 2° La justice : les Français, en attendent des réformes profondes : il faut lancer dans le prochain quinquennat une grande loi pénitentiaire et d’aménagement des conditions carcérales dans le prochain quinquennat. Il y a urgence, c’est un des piliers de la République.
- 3° Sur le partage de la richesse, il y a encore à convaincre. Et pourtant, il est grand temps pour la paix sociale et même pour reconstruire le lien social, de lancer ce grand chantier pour faire face aux mutations, conséquences de la mondialisation et de l'apparition des nouvelles technologies. Le partage de la richesse permettra de rétablir l'équité, le sentiment de justice, en France, en Europe et dans le monde. Nous proposons de lancer une étude de faisabilité du dividende universel qui commence à voir le jour dans un certain nombre de pays étrangers. Il pourrait se mettre en place progressivement par une allocation donnée à tous les jeunes, égale pour tous, afin de leur assurer, ainsi qu’à leur famille, un regard plus serein sur l’avenir. Pourquoi ne pas aussi regarder vers la TVA sociale ?
- 4° Enfin, il convient de relancer l’Europe, politique et sociale.
Nous proposons pour cela l’instauration d’un cinquième critère de convergence qui permettrait de mettre tous les pays au même niveau.
Alors mes amis, soyons sans complexes.
Soyons enthousiastes pour une France humaine et dynamique.
Face au PS, face à l’insoutenable légèreté de la candidate du parti socialiste, notre troisième atout, c’est notre programme, nos idées, notre candidat.
Toutes les conditions sont réunies pour gagner. Vas-y Nicolas, nous sommes avec toi.