Le Dividende Universel
Le socle d’un nouveau projet de société
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Les bouleversements économiques et sociologiques posent à nouveau de façon aiguë la question de la répartition des richesses et de la sécurisation des personnes face au risque d’exclusion. Le principe du Dividende Universel répond à cette demande, à la fois comme ultime filet de sécurité pour les plus démunis, mais aussi comme reconnaissance de la participation de chacun à la richesse nationale.
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De 1949 à 1998, la part des prestations sociales est passée de 12 à 30% du PIB. Le travail rémunéré ne concerne que 40% de la population : moins de 25 millions d’actifs sur 60 millions d’habitants, le phénomène s’accentuant avec l’allongement de la vie. 60% du travail productif échappe au salariat (travail au noir, travail domestique, éducation, autoproduction, bénévolat, etc). |
Le FORUM considère qu’une crise profonde ébranle les 4 piliers indispensables au renforcement du lien social :
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Crise du sens de l’existence individuelle,
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Crise de la reconnaissance des personnes et de leur rôle social,
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Crise de la complexification des relations et des démarches institutionnelles,
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Crise de l’appartenance à une communauté et un projet commun.
La proposition du Dividende Universel vise à répondre à cette crise générale en revalorisant symboliquement et matériellement :
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tous les temps de la vie (l’âge adulte mais aussi les jeunes et les personnes âgées)
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toutes les formes d’activité (le salariat mais aussi le bénévolat),
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toutes les situations de vie (les valides mais aussi tous les handicaps).
Le DU rassemble la communauté autour d'un projet commun
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Ni une allocation, ni un revenu minimum, mais la traduction dans la réalité économique de la part de l’héritage en partage pour tous les citoyens
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Un nouveau droit civique, signe de l’appartenance à une communauté.
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Donne la possibilité de libérer du temps pour des activités autres que l’activité salariée, comme le bénévolat.
Le FRS est le premier parti politique français à vouloir mettre en œuvre ce concept théorisé par nombre d’économistes et philosophes depuis Thomas More, toutes écoles confondues (libérale, Keynésienne, collectiviste).
Des dispositifs similaires sont déjà appliqués (Alaska), mis progressivement en place (Brésil), ou à l’étude au sein de partis et de gouvernements, comme en Afrique du Sud, en Irlande et en Belgique.
Financement
Après 5 ans de mise en place progressive, le coût annuel du DU, déjà réduit par la suppression des allocations inférieures à son montant (environ 60 milliards) est autofinancé par l’augmentation mécanique des rentrées fiscales (de l’ordre de 50 milliards) provenant de l’augmentation de la consommation et du produit national.
Le DU est directement versé à ceux seulement qui ne l’ont pas déjà ni dans leurs revenus, ni dans leurs allocations. Pour les autres, qui le perçoivent déjà dans leurs revenus, il est explicitement formalisé sur leur fiche de paye, symbolisant fortement cette cohésion sociale.
Les principales objections au Dividende Universel
1. Une rémunération ne doit-elle pas être la contrepartie d’un travail ?
Le DU rappelle d’une part, que la dignité d’une personne existe en soi et non pas du fait de son seul travail rémunéré. D’autre part, le DU rappelle qu’il existe d’autres activités que le seul salariat, tout aussi honorables et profitables à l’ensemble de la société et pourtant en déficit de reconnaissance sociale, jusqu’à présent.
D’autant que le travail salarié n’est plus aujourd’hui une garantie d’intégration sociale et économique, comme le montre le phénomène des « travailleurs pauvres », tandis que la reconnaissance de toutes les formes d’activité, même bénévole, en est une.
2. Cette réforme ne risque-t-elle pas de conforter la logique d’assistanat ?
Le montant du DU reste modeste (330€) et tout juste suffisant pour survivre. Les personnes qui le perçoivent en dehors de tout autre revenu sont naturellement incitées à travailler pour obtenir davantage que le minimum vital.
3. Le DU ne va-t-il pas susciter une immigration non maîtrisée ?
Tout citoyen n’a droit qu’à l’héritage de son pays d’origine. L’immigration n’est donc pas spécifiquement encouragée par cette mesure. Cependant, des aménagements peuvent être envisagés, au prorata du temps de séjour d’un étranger en France, par exemple.
Par contre, le principe du DU est exportable dans tous les pays. Il peut donc devenir facteur de développement, comme c’est le déjà le cas au Brésil.
4. Ce projet n’est-il pas incompatible avec la réduction de la dette de l’Etat et la baisse des impôts ?
Au contraire, la mise en œuvre progressive du DU sur cinq ans, non seulement entraîne la suppression d’une partie des revenus de transferts, mais engendre une augmentation mécanique du PIB par la relance de la consommation. A partir de la 6ème année, les ressources fiscales suffisent à le financer, à taux égal de prélèvement.



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