La flexibilité du travail
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Après l’échec cuisant du « contrat première embauche » (CPE), la France semble loin de trouver un consensus autour de la réforme de sa législation en matière de droit du travail. La France a besoin de flexibilité pour résoudre le chômage et s’adapter à l’économie de marché ouverte, pour autant cette évolution ne doit pas se faire au détriment de la sécurité du salarié. Plus qu’une protection du contrat, c’est la personne qu’il convient de protéger.
Une réforme doit aller dans deux sens complémentaires : créer les conditions d’une compétitivité riche en emplois et faire reculer la précarité sur le marché du travail.
Les entreprises requièrent beaucoup de souplesse dans l’emploi de leurs ressources pour exercer leur activité et rester compétitives. La flexibilité de l’emploi n’est que la contrepartie de celle qu’exige et engendre le consommateur. Cette flexibilité a pour but de permettre l’accélération des décisions d’embauche et de licenciement. En conséquence elle permet de réduire les périodes de chômage des employés et de faciliter le choix des employeurs.
Une réponse : la flexisécurité
Le rapport du Secours catholique révèle que le travail aujourd’hui ne protège plus de la pauvreté.
La politique dite de flexisécurité permet aux employés de reprendre confiance et de sortir d’une peur du chômage sclérosante. La perte d’emploi est moins ressentie comme un drame puisque le marché de l’emploi est plus fluide et que des garanties sont associées au licenciement.
8,7% de personnes au chômage dans l’Union européenne.
4,8% de personnes au chômage au Danemark contre 13% en 1994.
9,10% de français sont au chômage en 2006.
4,18% de français sont au chômage depuis plus d’un an.
3,66% du PIB est dépensé pour l’emploi chaque année.
Chiffres de l'INSEE
Propositions
1. Créer la TVA sociale en remplacement d’une partie des cotisations sociales. Cette mesure réduirait le coût du travail et favoriserait donc l'emploi (NB : La TVA sociale n’est pas la cotisation sur valeur ajoutée CVA)
2. Réformer en profondeur les règles relatives au CDI : aménager des modalités de rupture simplifiées en contrepartie de garanties financières renforcées pour le salarié. Cet assouplissement permettra de transformer plus rapidement un CDD en CDI.
3. Réformer en profondeur les règles d’indemnisation du chômage : pour mieux couvrir les changements de postes ou les recherches d’emplois.
4. Moderniser le secteur public de l’emploi à travers la fusion de l’ANPE et de l’ASSEDIC pour améliorer l’accompagnement, ainsi que la conclusion de contrat de missions de placement auprès d’organismes privés.
5. Développer l’emploi « intermédié » : c’est à dire confier à un « intermédiaire » entre le salarié et l’entreprise la mission d’assurer un emploi pérenne au salarié, en libéralisant les conditions de recours à l’intérim.
6. Pour lutter contre les discriminations dans le domaine bancaire et du logement, mettre en place des fonds de garantie et des dispositifs assurantiels spécifiques avec le soutien des banques et des bailleurs de fond par voie conventionnelle.
7. Transposer les interdictions de licenciement des conventions collectives aux nouvelles formes de contrat, pour garantir une sécurité aux personnes en congé maladie ou en congé maternité.
8. Mettre un terme aux abus des « parachutes ».
9. Voter une Loi précisant que tout fonctionnaire élu, sera considéré ipso facto comme démissionnaire de la fonction publique. Il ne retrouvera plus son poste automatiquement, en cas de non réélection, comme c'est le cas pour les candidats de la société civile.



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